Résumé de la réunion du 14 février 2002 à l’Assemblée
Nationale
Réunion n° 7
Le
président de séance, Stéphane PUSATERI, distribue la liste des organisations
inscrites à la réunion, un exemplaire des fiches individuelles des dites
organisations, pour relecture et corrections, et un synoptique résumant ces
fiches.
Il
rappelle que trois sujets sont à l’ordre du jour :
-1-
Exposé des représentants de la CNIL
-2-
Relecture commune et approbation des statuts
-3-
Exposé du représentant de l’APEC sur les modalités d’hébergement de la base de
données
-1-
Exposé des représentants de la CNIL
La
loi du 3 janvier 1978 fait obligation aux gestionnaires de bases de
données (bdd) de déclarer l’existence des bases. Voir à ce sujet le
formulaire distribué en séance, formulaire accessible sur le site de la CNIL à
l’URL http://www.cnil.fr/ , et
téléchargeable.
La
CNIL veut préserver les droits individuels des citoyens et sa mission n’est pas
de protéger les bdd elles-mêmes.
Deux
cas de figure sont à distinguer pour ce qui est de la future bdd du
groupement :
-A-Transfert
d’une bdd appartenant à une des associations membres : la personne nommée
doit être informée du transfert, en sus des contraintes de gestion que la loi
impose à l’association elle-même (information, consultation, correction,
suppression). Dans ce cas, il convient de vérifier que l’association a déclaré
sa propre bdd et fourni à ses adhérents les explications nécessaires sur la
nature et le but du transfert.
Attention
à bien distinguer :
-a-
le transfert de données collectées dans le cadre d’une adhésion à une
association (il est possible de fournir ou rappeler les informations légales à
chaque adhésion) , et
-b-
le transfert de données concernant dans anciens non adhérents (il est difficile
et coûteux de communiquer les informations légales), les données des deux
origines étant généralement agrégées dans les annuaires.
-B-
Insertion directe d’une personne dans la bdd (ce qui semble sans objet dans
le cadre étudié)
Le
pouvoir de la CNIL se limite au droit de « dénonciation ».
A noter que la manière la plus claire et la plus simple de présenter les informations légales et de dire leurs droits aux personnes est de leur faire compléter un questionnaire avec réponses oui/non.
Il
est conseillé de faire apparaître la formule suivante en bas des fiches de
renseignements de vos diplômés.
« J’accepte
que les informations de cette fiche figurent dans le fichier automatisé de
l’Association, dans l’annuaire et dans le fichier des anciens élèves et
diplômés de grandes écoles et de l’enseignement supérieur et soient
communiquées à des tiers par l’Association. A défaut de réponse de ma part dans
le mois qui suit l’envoi de ce courrier, l’Association considérera que je suis
d’accord pour figurer dans le fichier, dans l’annuaire de l’Association et dans
le fichier des anciens élèves et diplômés des grandes écoles et de
l’enseignement supérieur. Fichier enregistré à
la CNIL N°
Diffusion à
des tiers autres que le fichier des anciens élèves et diplômés de grandes
écoles et de l’Enseignement supérieur : OUI / / NON / / »
Pour
ce qui est des opérations de collecte de données par scannage d’annuaires
pratiquées par des sociétés à vocation commerciales, opérations qui ont
déclenché la réaction des composantes actuelles du groupement en constitution,
la CNIL confirme leur illégalité. La CNIL ne peut agir à l’encontre des dites
sociétés, et ne peut que :
-a-
saisir le Parquet
-b-
laisser agir les associations dont l’annuaire a été ainsi détourné
-1bis-Débats
suite à cet exposé…
La
question posée, sur le fond, est « comment faire pour concurrencer ces
sociétés sur leur propre terrain, dans l’intérêt des anciens élèves
eux-mêmes ?».
La
réponse du Groupement est la constitution d’une bdd offrant à ses utilisateurs,
entreprises et cabinets de recrutement, un information à la fois :
-a/
la plus à jour possible (actualisation 1 fois par semaine pour les associations
les plus structurées, à 4 fois par an
au minimum pour les autres) et
-b/
« garantie » par les associations membres.
La
problématique s’étend, de l’avis de divers participants, aux thèmes
suivants :
-Quelle serait la « force commerciale » du
Groupement ? Les cabinets seront informés par e-mail et par courrier de
l’existence de la base et des ses avantages (centralisation, fraîcheur de
l’information).
-Quel
sont l’impact et la représentativité des associations actuellement
impliquées ?
-Comment
faire pour les augmenter, en particulier en y intéressant les écoles en tête de liste (groupe dit des
23, ex-groupe des 16) ?
-Comment
le Groupement pourra-t-il montrer à ses clients, et en particulier aux cabinets
de recrutement, son savoir-faire : échantillonnage, ou abonnement d’essai
gratuit ? Dans la première phase il est retenu un accès réglementé
gratuit jusqu’à la fin de la phase test et un
nombre significatif de coordonnées de diplômés.
-Comment
obtenir des offres d’emploi de la part des entreprises (et gérer l’existence
de cette offre vis à vis des associations membres) ?
-Comment
rémunérer les associations pour la mise à disposition de leur propre bdd ?
-2-
Relecture commune et approbation des statuts
Le
président de séance distribue la dernière version à jour du projet de statuts
et en effectue la lecture.
Les
points suivants (les interventions sur les aspects typographiques du
document, bien que légitimes, ne sont pas reprises ici) font l’objet de
questions, débats et/ou de retouches immédiates au texte :
-a-Objet-
Il
est précisé qu’il s’agit de regrouper « des associations…et de diplômés
de l’enseignement supérieur ».
Rien
ne dit que les associations regroupées ont au moins obligation de nourrir le
Groupement de leur propre bdd : s’il est prévu que « la mise à
disposition….fait l’objet d’une convention », rien ne stipule la nécessité
de la dite convention. Cette obligation figure désormais dans les statuts.
La
rédaction actuelle de l’objet est centrée sur la formulation de moyens et
laisse inexprimée la raison d’être du Groupement, qui consiste à soutenir, par
tous les moyens possibles, et en particulier ceux qui sont mentionnés plus bas,
les associations membres dans leurs actions en faveur de la notoriété de leurs
anciens élèves ou diplômés sur le marché du travail. Or cette rédaction a été
adoptée pour éviter d’être trop général et concilier les points de vues
exprimés antérieurement. Quel équilibre définitif trouver ?
-b-Organes
de fonctionnement : droits de vote en AG-
La
règle un membre/une voix est discutée : faut-il pondérer les droits de
vote par les effectifs des associations ? Plutôt pas.
La
possibilité offerte à des Fédérations d’associations d’adhérer pourrait
engendrer des dérives du fait de la possibilité de « créer » des
Fédérations pour accroître le poids d’une école ou d’un établissement dans les votes ; le montant des
cotisations à verser pourrait réguler le système…
Pas
d’obligation de quorum pour les AGO.
-c-Organes
de fonctionnement : conseil d’administration-
« En
cas de difficultés , la majorité qualifiée des voix est requise. »
-c-Organes
de fonctionnement : bureau-
« Le
bureau…..du Président-Délégué Général, du Secrétaire… »
-d-Dissolution du
Groupement-
Suppression de la
clause de la majorité des deux tiers.
-e-Règlement
intérieur-
Suppression de la
formulation de sa raison d’être, pour supprimer la possibilité d’en faire des
« contre-statuts » inaccessibles aux adhérents.
Pour répondre aux
interrogations de certains participants sur le montant des contre-parties
garanties par le groupement en compensation de la mise à disposition de la bdd
de l’association qu’ils représentent, il est décidé que le règlement intérieur
contiendra une convention type.
-2bis-
Conclusions opérationnelles
En
conclusion, le président de séance rappelle l’urgence à franchir cette étape.
Une
nouvelle édition des statuts, prenant en compte les modifications
décidées/acceptées en séance va être mise en ligne sur le site pour que chacun
des participants puisse effectuer une ultime relecture et formuler ses derniers
souhaits de retouche.
La version distribuée à la prochaine séance devra faire l’objet d’engagements et non de nouvelles discussions.
-3-Exposé
du représentant de l’APEC sur les modalités d’hébergement de la base de données
Le
représentant de l’APEC donne des informations générales sur les modifications
récentes du site APEC, qui fonctionne depuis peu comme un portail, et sur
l’impact de ces changements sur sa fréquentation.
Aller
à l’URL http://www.apec.asso.fr/index.jsp
L’APEC
est intéressée à mettre en ligne la bdd du Groupement, qui en deviendrait
partenaire au même titre que Job 50 ou Bourse A l’emploi.
Pour
visualiser le mode de présentation des ces deux partenaires, aller à l’URL http://www.apec.fr/recruteurs/index.jsp
et cliquer sur le bouton <partenaires> en bas de page à gauche.
Y
figure actuellement une esquisse de ce que pourrait être la mention du
Groupement :
|
Associations d'anciens élèves des grandes écoles et universités
L'Apec
offre la possibilité à ses clients de diffuser leurs offres d'emploi auprès
des Associations d'anciens élèves d'Écoles et Universités partenaires. |
-3bis-Débats
et décisions suite à cet exposé…
Un
problème technique est à résoudre : comment faire pour définir le format
d’exportation des bdd composantes pour qu’elles puissent être chargées dans une
bdd unique gérée par l’APEC, qui a ses contraintes et ses choix ?
Il
n’est a priori pas nécessaire de modifier les bdd existantes dans les associations,
sous réserve bien sûr :
-a-qu’elles
contiennent les données attendues par la bdd commune,
-b-qu’elle
possèdent une fonction d’exportation.
Il
est décidé de constituer une petite commission regroupant des volontaires
disponibles pour y travailler dans les bureaux de l’APEC.
Une
liste est constituée :
Geneviève
BOUCHE – Dauphine
Jean-Michel
HUET – Esc Reims
Jean-Pierre
DESTHUILLIERS – Ensica
Sylvie
FINAS-PERDON - Ipag
Frédéric
PARESY – Esc Troyes
Yuehan
LU – ESCI
Certains
représentants d’association disent envisager de profiter de cette opportunité
pour faire évoluer, voire reprendre leur propre bdd.
-4-Prochaine
réunion le : Jeudi
7 mars
A
l’ordre du jour :
-
Adoption définitive des
statuts et signature par les personnes dûment habilitées par leur association,
école ou établissements de l’Enseignement Supérieur
-
Elaboration du cahier
des charges pour les transferts de données