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« Florent Pommier, la photo dans la peau »

 

Florent POMMIER (2006 PO - Journalisme), Journaliste et photographe

Depuis quand souhaites-tu devenir photographe ?

Depuis l’adolescence. Depuis que j’ai mon premier appareil photo, un argentique. Mais je n’ai pas osé me lancer, par peur de la précarité. Alors j’en ai fait un loisir, et mon appareil est devenu un compagnon de route. Diplômé de l’IEPG en 2006 (section POL), j’ai fait partie de la première promo du Master de journalisme avec Gilles Bastin. Puis j’ai intégré l’Ecole de journalisme de Lille, dont j’ai préparé le concours à Grenoble. A Lille, je me suis spécialisé en radio et ensuite j’ai travaillé pour Radio France (France Bleu Lille, France Inter). Mais ma préférence va depuis des années à la presse écrite et aux articles préparés sur le long cours, et non pas à ceux concoctés en quelques heures avec le rythme du stakhanoviste.

Alors tu es entré dans la presse écrite…

Pendant mes études, j’avais déjà écrit pour Le Télégramme et Midi Libre. L’expérience de la presse régionale est très formatrice quand on débute. En 2008, j’ai intégré l’Institut national de la consommation, qui éditait à ce moment-là un hebdomadaire spécialisé dans les questions de consommation à destination d’un public pointu de juristes, économistes, documentalistes, etc. J’ai écrit et coordonné la lettre INC Hebdo pendant 3 ans. C’était passionnant, j’ai beaucoup progressé en droit et en économie pratique. En 2011, la publication a été supprimée et j’ai migré sur le vaisseau-amiral de l’INC, le magazine grand public 60 millions de consommateurs. Un vrai bonheur et une grande fierté d’être journaliste dans une publication sans publicité, complètement indépendante des annonceurs et qui porte haut les valeurs du service public et de l’indépendance éditoriale. J’y mène des enquêtes au long cours qui peuvent parfois faire bouger des lignes chez les fabricants et pousser les pouvoirs publics à modifier la réglementation. J’assure aussi le suivi d’un secteur vaste (transports collectifs, loisirs, équipement de la maison, eau, déchets) en tant que chef de rubrique.

Mais la photographie te poursuit et tu décides d’oser…

Passé 30 ans, je me dis qu’il me faut tenter, que je dois oser. Personne ne vient vous chercher, donc je me dis : fais-le au moins pour toi et tu verras si ça marche ! Je me forme à l’EMI-CFD à Paris en tant que photojournaliste et photographe documentaire, aux côtés des mentors Guillaume Herbaut et Julien Daniel, deux photographes reconnus. Là aussi, un vrai bonheur. J’apprends beaucoup et dans la foulée je démarre mon activité d’auteur-photographe. Auteur, car la condition de photojournaliste pigiste est très précaire et que les commandes des titres de presse sont aujourd’hui rares tant les journaux préfèrent recourir, par souci d’économies, aux banques d’images internationales où les photos sont bradées. Le métier de photographe est vraiment bousculé par le numérique, les réseaux sociaux et les banques d’images. Il faut une passion chevillée au corps pour continuer coûte que coûte. Je publie un peu dans la presse en tant que journaliste photographe et je travaille pour des entreprises, des associations et tout autre entité qui veut étoffer sa base d'images pour sa communication.

Ton activité photo démarre-t-elle bien ?

Du point de vue strictement économique, difficilement, il ne faut pas le cacher. Mais d’un point de vue émotionnel, sensoriel, humain, artistique, ce médium reste le meilleur moyen d’expression que j’aie trouvé à ce jour. Alors je continue. L’important est de faire, de poursuivre sa route, d’y croire. Je commence à réaliser quelques missions ‘corporate’, comme on dit dans le jargon (portraits de dirigeants et de lauréats ; reportages dans des bureaux, des usines, des conférences). J’aime aussi m’immerger de temps en temps dans des réunions familiales pour offrir des souvenirs qui restent (mariages, baptêmes, etc). Bien sûr, les sujets de photojournalisme restent mes sujets de prédilection.

Je suis à l’agence photo Réa depuis novembre 2018, sa plateforme me permet de diffuser certaines photos. Enfin, je propose des ateliers photo à tous les amateurs, j'interviens aurpès de lycées et jeunes adultes depuis des années déjà. Je vis dans la région parisienne mais suis souvent dans la région nantaise, et je suis très mobile.

Toute entreprise, association, ONG, institution qui souhaite des images humanistes, esthétiques et rigoureusement construites et retravaillées peut m'appeler avec plaisir ! Je suis preneur de tout nouveau défi. Je suis en ce moment sur la piste d'un projet à l'international avec un réseau d'ONG...

https://florentpommier.format.com/

Florent POMMIER
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28/01/19

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